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octographe« Au creux des souvenirs »  est le dernier roman d’Octographe, édité par la maison d’édition Octographe ! Ce livre a doublement, si ce n’est triplement sa place dans cette rubrique puisqu’il est écrit par… des Béarnais de souche ou d’adoption je ne sais, il est édité par eux-même. Et enfin et peut-être surtout, Au creux des souvenirs est une histoire, un roman qui a Pau pour théâtre !

Le livre :
Si vous aimez les Halles de Pau ou d’ailleurs et leur environnement, vous allez rêver… Bon, ci-dessous, nous sommes en 1956… mais l’atmosphère, les bruits, les odeurs…, fermez les yeux et vous êtes en 2014 !
Et si vous avez connu Madame Tonnet mère, je devrais même dire grand-mère, vous allez reconnaître la femme et sa façon de travailler…
Extraits :

Marie est à nouveau alertée par le drôle de bruit. Il lui semble maintenant venir du salon. Car en cet hiver 56 si rude, Sylve et Marie sont à Pau où ils tiennent un salon de coiffure mixte, à l’angle de la rue Lespy et de la rue Castetnau, un bon emplacement, vraiment. Tout près des Halles et de l’imprimerie Bonnet, ce qui leur assure une clientèle nombreuse et fidèle.
— Merde de merde de putain de merde de saloperie de froid !
C’est Sylve qui peste de sa voix forte, celle qui le fait ressembler à Raimu …

Dans la grande Brasserie des Halles c’est un brouhaha indescriptible. À sept heures du matin tous les employés du marché s’y retrouvent pour un énorme casse-croûte. La plupart ayant commencé leur travail à une heure cette pause va très au-delà d’un simple petit-déjeuner. Les énormes steaks, voisinent avec les omelettes et les garbures, sans compter les plateaux de charcuterie et de fromage. Inutile de préciser que les bouteilles de vin rouge s’accumulent pour faciliter l’ingestion de tout ça et pour donner du cœur à l’ouvrage à ces hommes en pleine force de l’âge.
Dans la cohue je me fraye un passage entre une mêlée de bouchers aux tabliers rouges de sang et de maraîchers puant le choux. Certains me reconnaissent et me claquent de grands coups de battoirs dans le dos à m’en décrocher les poumons, en gueulant :
— Il va comment notre petit pisseur d’encre ?
— Ça marche. Et vous ?
Je n’en dis pas plus de peur de me retrouver suspendu à un croc à barbaque.
J’adore cette ambiance virile mais surtout fraternelle. Celle des hommes qui se lèvent tôt et travaillent dur pour nourrir la population. C’est souvent l’occasion, en laissant traîner l’oreille, d’apprendre une multitude de petites choses qui, si elles sont souvent insignifiantes, peuvent parfois révéler un scoop. Et le matin, à cette heure, j’espère les apprendre avant les autres.
Mon métier de journaliste échotier, spécialiste des chiens écrasés comme on dit, est formi-dable …

Gertrude, la libraire de la place des Halles, aime bien cette fillette qui vient chaque jour après l’école lui rendre visite. Elle furette sur les étagères ou dans les grands tas de nouveaux livres que Gertrude n’a pas encore eu le temps de ranger. Osons le dire, la libraire est très bordélique. Pas vraiment commerçante à la base, ni gestionnaire, ni rien de ce qui fait prospérer un commerce. Les livres qu’elle commande chaque jour en quantités inimaginables s’entassent pêle-mêle jusque sur le sol ! Quand un étudiant veut un ouvrage précis et rare, elle fond aussitôt dans un coin poussiéreux et dégage d’un geste vif le bouquin demandé.
— Tenez, voici votre précis de philologie classique d’après le Triennium philologicum de Salomon Reinach, vraiment un excellent précis qui vous servira pour votre agrégation. Non, je ne m’étais pas trompée, c’est bien chez Hachette. Vous avez de la chance, je l’utilisais à la Sorbonne.
La petite femme brune de quarante-cinq kilos toute mouillée brandit triomphalement le manuel et le tend à l’étudiant médusé. Ses cheveux noir-corbeau, un peu rares déjà pour ses quarante ans, frisottent sur son pâle crâne en touffes désordonnées …

L’auteur :
Oui, vous avez bien lu, « auteur » est au singulier et pourtant, Octographe, c’est auteur qui a huit mains !
Quatre écrivains produisent ensemble (et aussi éventuellement en solo), mais c’est aussi une jeune entreprise d’édition.
Pour Jacky Bouzigues, Henri Paradieu, Danièle Prat et Olivier Deblache écrire à huit mains, ce n’est pas une gageure, « il suffit parfois d’oser pour réussir ».

Pour découvrir Octographe :
http://octographe.blogspot.fr/

Pour lui écrire :
/twitter.com/Octographe
octographe@hotmail.fr

Informations techniques :
Prix de vente : l5 euros
Vendu, à ce jour, par : Librairie Tonnet à Pau

Du même auteur, chez le même éditeur :

 octographe 1

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